Coups de cœur

 » Station Eleven » d Emily St John Mandel aux éditions Rivages

Le roman s’ouvre sur une pièce de théâtre, jouée à Toronto par Arthur Leander, un célèbre acteur.

Il meurt sur scène, foudroyé par ce qu’on pense être une crise cardiaque.
Kristen, une petite actrice de 8 ans assite à la scène.

Cette soirée est le point de départ d’une situation apocalyptique puisqu’en quelques jours seulement une grippe détruit 99% de la population mondiale.
Temps d’incubation : 2 à 3h.
Décès en 24 à 48h.
En quelques semaines, le monde s’écroule.

20 ans après cette catastrophe, nous retrouvons Kirsten.
Elle appartient à une troupe baptisée Symphonie itinérante qui joue et chante dans les communautés des quelques survivants à travers le pays.
Leur devise est  » Parce que survivre ne suffit ».
Si tout ou presque du monde d’avant a péri, il subsite : l’art, les souvenirs et le Bien et le Mal.

Habilement construit autour du personnage initial d’Arthur, et avec un jeu passé/présent bien mené, ce roman m’a semblé particulièrement agréable à lire.

Le gros point fort du roman sont les personnages !
Malgré leurs zones d’ombre, on s’y attache indubitablement et on tourne les pages avidemment pour connaître ce que le destin leur réserve.
Ils sont tous liés, mais comment ?

Après des semaines de disette littéraire, cela m’a fait du bien de lire un roman dans lequel je trouvais plaisir à revenir !

Seulement voilà, les retours que j’ai lu sur ce roman me font m’interroger…
Suis-je totalement passée à côté du sujet ?

J’ai lu en effet de nombreux avis expliquant que ce roman mettait en avant le fait que l’art est nécessaire à la survie.
Je m’attendais donc à ce que ce sujet soit largement développé et constitue la base du roman.
Mais ce n’est pas du tout ce que j’y ai lu, et ce n’est pas à mes yeux le sujet du roman.

Pour moi, le thème principal de ce roman est l’affrontement entre le Bien (représenté par la communauté formée par Clark ou par la Symphone Itinérante)  et le Mal représenté par celui qu’on appelle le Prophète.
Il y est également question de ce qu’on fait une fois que le monde que l’on a connu s’est écroulé.
Que nous reste-t-il hormis les souvenirs, et l’espoir ?

2 commentaires sur “ » Station Eleven » d Emily St John Mandel aux éditions Rivages

  1. je l’ai adoré et lu à sa sortie (et j’ai rencontré l’autrice) oui il y a eu plusieurs interprétations, si l’art est présent (car survivre en soi ne suffit pas) j’ai comme toi plus accroché à l’ambiance et aux personnages. J’ai lu depuis le suivant et toujours aimé cette atmosphère si spéciale.

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