Nature writing

 » L’année sauvage. Une vie sans technologie au rythme de la Nature » de Mark Boyle aux éditions Les Arènes

  • Mark Boyle est un écrivain.
    Je dirais plutôt que c’est un expérimentateur qui écrit sur ses expériences.
    Il a par exemple vécu 3 ans sans argent et a écrit un livre pour raconter cette expérience.

    Cette fois, il se lance le défi de vivre sans technologie : pas d’électricité, pas d’eau courante, ni téléphone ni ordinateur évidemment, aucun équipement électroménager, même pas une montre ou un réveil.
    Il va vivre dans une cabane en bois en Irlande, en pleine nature et nous raconte ce qu’il a vécu.

    J’adore ce genre d’expérience (les lire en tout cas), alors je me réjouissais de découvrir cet ouvrage  !

    Dans ce récit, Mark Boyle évoque longuement les raisons de cette décision, et comment il a vécu les choses tout au long de cette expérience.

    Mark Boyle réapprend à pecher, chasser, cueillir pour se nourrir.
    A faire du feu et à cultiver sa terre.
    Il a apprend à fabriquer ce dont il a besoin. Ou à s’en passer.

    Tout ce que j’aime….sauf que… Je dois avouer ma grande déception.

    D’ordinaire, dans ce genre de récit (Tesson, Thoreau…) il y a de la poésie, de la solitude, de la Nature, des réflexions sur ce lien intime qui nous unit à elle.
    J’attendais ce petit truc en plus, cette magie qui fait de ce type de récit un grand voyage. Le truc qui te donne le sentiment de prendre toi aussi ta grande bouffée d’air frais.
    Je n’ai malheureusement rien ressenti de tout ça.

    Bien qu’on ne lise pas ce genre de récit pour la plume, elle est ici trop factuelle à mon goût.

    De plus, j’ai trouvé que l’auteur parle parfois plus de son historie personnelle que de la Nature et des réflexions intimes qu’elle lui suggère.

    Pour finir, il y avait beaucoup trop d’humains dans son récit !!!
    A croire qu’il n’était jamais tout seul !! Et c’est là que je me suis fourvoyée. Pour moi, ce genre d’expérience impliquait une forme de solitude. Or il n’en est rien ici. Il montre à quel point la solidarité et l’entraide ont été importantes dans son parcours sans technologie.

    Enfin, si l’expérience me semblait intéressante, et elle l’est, je regrette toutefois le côté radical et extrême (j’ai dû mal avec toutes formes d’extrême, même bien intentionnés). J’aurais préféré qu’il nous montre que vivre davantage dans le respect de la Nature est parfaitement possible, même sans aller jusque dans l’extrême. Qu’on peut parfaitement concilier certains aspects.
  • Pour faire court, un récit intéressant mais trop factuel, avec une absence de poésie à mes yeux  et avec beaucoup trop de gens 🤪🤣 Oui, je suis une ermite manquée je crois 😂

8 commentaires sur “ » L’année sauvage. Une vie sans technologie au rythme de la Nature » de Mark Boyle aux éditions Les Arènes

  1. Tu dois t’en douter un sujet qui m’intéresse beaucoup moi qui vit isolée dans la nature et le silence mais au fur et à mesure de la lecture de ta chronique mon intérêt s’est relâché et je te fais confiance je ne le note pas…. Ce genre de récit m’intéresse mais pour le charme et les idées qu’il peut génère et non, comme j’en ai le pressentiment pour celui-ci, surfé sur la vague du moment de l’exode vers la vie dans la nature 🙂

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    1. Il y a tellement de récit de ce type qui soulèvent davantage l’émotion. Parmi mes préférés :
      Les forets de Sibérie,
      Dans la foret de Jean England,
      Le Mur invisible,
      Encabanée,
      La vie dans la foret de Jenifer Mazuir,
      Préférer l’hiver d’Aurélie Jeanin,
      Un été dans la Sierra…

      Et j’espère en découvrir bientot beaucoup d’autres !
      Tu as des titres à me confier ?
      Bises

      Aimé par 1 personne

      1. Thoreau bien sûr mais je pense également à Une année à la campagne de Sue Hubbell, Le mur invisible bien sûr, Idaho d’Emily Ruskovich (qui m’avait moins plu) , Une immense sensation de calme (dystopie) ce sont les premiers qui me viennent 🙂

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  2. se méfier d’une approche trop consensuelle du sujet.
    Ils sont en effet peu nombreux les radicaux, mais sans pas de moyenne de comportement, d’opinion, de prise de conscience.
    Dans une autre approche des radicaux tu peut lire  » Le derniier Ermite de Michael Finkel
    10/18.
    Ou les tribulations d’un précaire de lian Levisson .

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    1. Coucou Hervé ! Est ce que vous allez bien tous les 2 ?
      C’est vrai, sans CERTAINS radicaux (parce que franchement, il y en a certains, on s’en passerait) il y a peu de prise de conscience. Cependant, pour avoir une prise de conscience, j’ai besoin des émotions.
      Et je dois avouer que dans ce livre, elles étaient absentes pour moi.
      Mais c’est très personnel et son livre n’en est pas moins important.
      Quant à « Le dernier Ermite » j’ai lu et ADORé !! Ce livre et cet ermite m’ont vraiment touché. Je note le 2ème titre mentionné.
      Des bises !

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