Roman

« Le Fléau » de Stephen King

Roman fleuve de plus de 1500 pages, Stephen King signe un de ses plus grands romans avec Le Fléau.

Nous sommes aux USA dans les années 1990.
Un laboratoire a fait une bourde, et a laissé s’échapper un virus sur lequel des chercheurs travaillaient.
(Toute ressemblance avec des événements récents est certes purement fortuite, mais carrément troublante).

Dès lors, ce virus surnommé la super grippe ou l’Etrangleuse, commence son travail et il est efficace : plus de 99,4 % de la population mondiale est décimée en quelques semaines.

Seuls quelques survivants immunisés émergent de cet été apocalyptique et tous font le même rêve : celui dans lequel une vieille femme noire, surnommée Mère Abigail, les appelle.
D’autres rêvent de l’homme en noir Randall Flagg, incarnation du diable.
Les survivants se séparent en deux camps : le bien contre le mal.

Il serait difficile d’évoquer en détail tout ce que ce roman évoque et après quelques jours de digestion, je prends la mesure des sujets évoqués par le King.

Pour moi, c’est souvent pareil avec cet auteur.
Je ne prends pas spécialement de plaisir en le lisant, je trouve souvent des longueurs, des lenteurs, et même parfois, certains personnages ou situations caricaturaux.
Souvent, je galère à terminer ses oeuvres.

Pourtant, ses romans me hantent toujours quelques jours après les avoir lus et je prends lentement conscience de leur puissance… mais toujours après coup.
Bref, je comprends vite mais qu’il faut m’expliquer longtemps 

Toujours est-il que dans Le Fléau, je cherchais des similitudes avec ce que nous venons de traverser.
Si en cela, le début du roman est troublant, on va rapidement bien au-delà en balayant de multiples sujets de réflexion.

Stephen King livre ici une réflexion sur les puissances du Bien et du Mal, ainsi qu’une réflexion sur la formation de toute société et ses conséquences.
Il évoque aussi par moment la force de l’instinct, des pouvoirs de prémonitions et de la technologie.
Il y est question de religion également et il joue avec de nombreuses références bibliques.

Avec le recul, je crois comprendre aussi que Stephen King a ici évoqué un sujet politique.
En toile de fond, il y a l’ombre de la Guerre Froide de l’époque.

Dans ce contexte de l’époque, Stephen King écrit que nous sommes, nous les humains, les instigateurs de notre propre destruction à vouloir jouer avec des armes qui nous dépassent, qu’elles soient biologiques ou nucléaires.
Quelques années plus tard, on savoure évidemment la pertinence de ses propos…

Je suis toujours surprise que certains aient pu réduire le King à un simple auteur de littérature populaire ou de romans de gare, car sous couvert d’une histoire, certes digne de scénarios hollywoodiens, sa réflexion est riche et ses références sont subtiles et pertinentes.

Ce roman est donc à plusieurs niveaux de lecture.
Ado, je n’y aurais probablement vu que le côté horrifique de la situation, mais aujourd’hui j’y lis autre chose.
Et je crois que c’est plus terrifiant encore… 

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