Témoignage/Biographie/Essai

Neuf ans parmi les Indiens de Herman Lehmann aux éditions Seguier

Histoire vraie

 » A l’horizon de la grande plaine texane, une bande d’Apaches kidnappe Herman Lehmann, dix ans, fils de pionniers allemands arrivés en Amérique au milieu du XIXe siècle. Commence alors pour lui une nouvelle existence, celle d’un Peau-Rouge. Il découvre la culture et les traditions des Indiens, se joint à leurs razzias et combat à leurs côtés contre l’homme blanc. Après neuf années, Herman est ramené à sa famille contre son gré.

Publié en 1927, Neuf ans parmi les Indiens est un classique de la littérature western et des études ethnologiques sur la culture amérindienne.

Lehmann y évoque l’existence violente des tribus amérindiennes. Toute sa vie, il restera fidèle aux traditions de son peuple d’adoption, et c’est cet écartèlement entre les deux cultures qui fait toute la force de son témoignage. »

J’ai à la fois adoré et détesté ce témoignage.

Adoré car on est plongé dans la réalité de cette époque et on vit les événements de l’intérieur, ce qui est assez fascinant. On a là un témoignage de la réalité et de la violence de ces combats entre Indiens et « Blancs ».

De plus, le texte et agrémenté de photos absolument merveilleuses !

J’ai également aimé retrouver dans ce témoignage ce qui à sûrement inspiré de nombreux romans ou films, comme ce moment où pour survivre au froid, Lehmann se cache dans la carcasse d’un bison mort (si tu as vu The revenant, toI même tu sais).

Cependant, je suis clairement restée sur ma faim, car j’ai trouvé ce témoignage parcellaire et partial.

Pour commencer, Lehmann évoque à 99,99% les combats et la violence des Indiens.

Il n’est quasiment jamais question de leurs traditions, de leur spiritualité, de leur système d’entraide.

Ils sont présentés comme des voleurs, des pilleurs, des monstres sanguinaires.

On nous montre uniquement la part « sauvage » et violente des Indiens ce qui constitue pour moi un vrai problème et un parti pris.

Rien n’est contextualisé, et le coté cruel et violent des Blancs n’est jamais montré ou soulevé.

D’autre part, et bien que Lehmann soit décrit comme étant restant profondément attaché aux Comanches, on sent toute la propagande américaine dans ses propos.

Quand il parle des Indiens c’est pour les appeler « les sauvages », tandis que les américains sont dits les « civilisés ».

Ce peuple amérindien à la culture si riche est réduit à un peuple violent et sanguinaire et on sent combien Lehmann se conforme avec force à la propagande américaine qui justifie ses propres actes et sa propre cruauté par leur soi-disant supériorité.

Je pense qu’il faut prendre ce témoignage avec recul et ne pas s’en tenir à la vision réductrice de ce seul homme.

L’homme se disant toujours proche du peuple amérindien, je m’attendais à trouver dans ses propos davantage d’attachement, de profondeur, et de nuances. D’où ma déception.

Si vous l’avez lu, qu’en avez vu pensé ?

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