Flop

 » Le mystère de la chambre 622″ de Joel Dicker aux éditions De Fallois

Je vous le confiais l’autre jour, j’ai une relation houleuse avec Joel Dicker.

Si j’ai eu un gros coup de cœur pour son premier roman, ses autres ouvrages n’ont été (pour moi) qu’une suite de déceptions.

La Disparition de Stephanie Mailer a été le pompon sur la Garonne, au point de me demander si ce n’était pas un autre que #joeldicker qui l’avait écrit.

Si j’ai lu finalement Le mystère de la chambre 622, c’est pour pouvoir en discuter avec mon mari qui l’a lu et adoré.

Alors ?

Alors je serais tentée de renouer le dialogue avec Joël mais en maintenant mes distances et pas seulement sociales.

Je m’explique.

Contrairement à La disparition de S. MAILER qui m’était littéralement tombé des mains, j’ai trouvé que celui-ci était plutôt facile voire pas totalement désagréable à #lire.

J’ai tourné les pages sans trop de difficultés et il faut avouer qu’après une journée de travail harassant, lire un truc qui ne te demande pas de concentration a ses avantages.

Alors oui, j’ai levé les yeux au ciel à certaines grosses ficelles ou aux tournures de phrases et aux dialogues surréalistes, mais ça passe.

Je lui reconnais un certain talent dans la construction de l’intrigue et je reconnais aussi que l’auteur est touchant dans l’ hommage qu’il rend à son éditeur disparu, figure paternelle manifestement chère à son cœur.

Cependant, sur les 250 pages dernières pages, à trop vouloir m’embrouiller dans l’intrigue, il m’a lassée.

J’avais envie de lui dire :  » Ok, on a compris le but du jeu : nous embrouiller. Mais cette fois, lâche le morceau. Les intrigues, c’est comme les blagues, les plus courtes sont les meilleures ». Trop, c’est trop.

À mes yeux, ce roman se lit plus agréablement que le précédent.

Cependant, s’il peut plaire au lecteur occasionnel en recherche de simples divertissements, je doute qu’il fasse effet sur un lecteur confirmé.

Sans compter que ça manque singulièrement de substance.

Une fois la dernière page refermée, que m’en restera-t-il ?

Franchement rien.

C’est dommage pourtant, parce qu’honnêtement, je suis certaine qu’il en a sous le pied.

En interview, il semble intelligent, réfléchi et soulève parfois de vrais sujets. Mais il existe comme une sorte de mur dans ses romans. Comme s’il ne s’autorisait pas à une vraie réflexion et se pensait uniquement comme un romancier « qui manipule » son lecteur grâce à une intrigue rocambolesque.

C’est le genre de roman que j’aurais probablement adoré il y a 10 ans.

Mes attentes ne sont simplement plus les mêmes. #vieillechouette

Je précise aussi qu’un des éléments qui m’a fait avancer sans difficultés dans ce roman est que la ville de Genève y est particulièrement présente. J’ai trouvé ça marrant de reconnaître des rues, de situer des endroits décrits dans le roman. Mais uniquement parce que je connais bien les lieux puisque j’habite à quelques minutes de là.

Est ce que tout le monde s’y retrouvera ?

2 commentaires sur “ » Le mystère de la chambre 622″ de Joel Dicker aux éditions De Fallois

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