Flop

« Nickel Boys » de Colson Whitehead aux éditions Albin Michel

Avec Nickel Boys, Colson Whitehead, prend pour support un événement ayant réellement existé pour nous parler de la situation des Afro-americains aux USA et de la ségrégation.

En effet, il a été découvert en Floride, un charnier d’anciens élèves d’une maison de redressement. Ces élèves, dont le sort n’avait ému personne, ont été tués dans l’injustice et dans l’indifférence quasi générale.

Dans ce roman, nous sommes avec le jeune Elwood, jeune homme fasciné par Martin Luther King et brillant étudiant prêt à intégrer l’université.

Mais au lieu d’aller occuper les rangs d’une fac, une erreur judiciaire le fait intégrer la maison de redressement de Nickel Academy.

Lieu de toutes les corruptions, les adolescents, parfois encore enfants sont brimés, battus, sous alimentés et exploités. Certains, envoyés dans les caves pour y subir les pires sévices, ne remontent même jamais.

Dans cet établissement comme dans bon nombre de lieux de l’Amérique, les jeunes noirs y sont encore plus sévèrement punis et brimés que les autres.

Nous suivons donc le jeune Elwood, éternel optimiste en l’âme humaine, et son compagnon d’infortune, le jeune Turner, qui est lui bien plus sceptique sur ses congénères.

Ce roman a valu un 2ème prix Pulitzer à cet auteur, ce qui le place au rang d’un Faulkner !

Moi qui ai un mal fou avec Faulkner, j’aurais dû me méfier…

L’auteur a le mérite de mettre à jour un fait divers révoltant et de nous montrer l’injustice cruelle subie par ces hommes et ces femmes uniquement pour leur couleur de peau.

Le sujet étant éminemment sensible, je m’attendais justement à être bouleversée par ce récit. Or, il n’en a rien été. Je n’ai ressenti aucun souffle romanesque, aucun attachement aux personnages. Rien. Encéphalogramme littéraire plat pour moi.

C’est froid, chirurgical, et j’ai même trouvé que son développement sur les lois Jim Crow faisait un peu catalogue.

Les seuls passages qui m’ont pris aux tripes sont ceux des discours de Martin Luther King que le jeune Elwood se passe en boucle….

Vous l’aurez compris, immense déception en ce qui me concerne, d’autant que le sujet m’intéresse et me bouleverse ordinairement. J’en ai presque eu honte de ne rien ressentir pour ces personnages, mais l’honnêteté me pousse à vous le confesser.

Un avis qui n’engage que moi évidement, ce roman ayant reçu des avis presque unanimement positifs. Je vous invite à vous en faire votre propre idée.

Merci aux @editionsalbinmichel de m’avoir permis de découvrir ce roman  

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