Témoignage/Biographie/Essai

« J’ai tué Jimmy Hoffa » de Charles Brandt aux éditions du Masque

 »  » Peindre des maisons, c’est la spécialité de Frank Sheeran, dit L’Irlandais, homme de main de la pègre. La peinture, c’est le sang qui gicle sur les murs quand un homme est liquidé. Américain d’origine irlandaise, il a appris à tuer pendant la Seconde Guerre mondiale. Il entre au service de Russell Bufalino, boss d’une grande famille mafieuse, et devient un solide soutien de Jimmy Hoffa au sein des Teamsters, le très influent syndicat des camionneurs. A l’époque, Bobby Kennedy, ministre de la Justice dédié à éradiquer le crime organisé, qualifiait Hofa d' »homme le plus puissant du pays, après le Président ». Lorsque Bufalino ordonne la mort de Hoffa, en 1975, L’Irlandais l’exécute, conscient que son refus lui coûterait sa propre vie. Ce récit est le fruit de cinq ans d’interviews réalisées peu avant le décès de Frank Sheeran en 2003. L’Irlandais livre pour la première fois des révélations fascinantes sur la mystérieuse disparition de Jimmy Hoffa et sur d’autres assassinats tout aussi célèbres dont celui de John F. Kennedy. »

Charles Brandt nous dévoile ici les entretiens qu’il a eu avec Franck Sheridan, un mafieux américain. Longtemps suspecté d’un des crimes mafieux les plus énigmatiques du XXe siècle, celui de Jimmy Hoffa, un mafieux et syndicaliste américain. Aucune preuve matérielle n’a jamais permis de l’inculper et il n’a jamais avoué. Mais à l’aube de sa vie, il se confie au journaliste.

Charles Brands nous offre ici le récit des entretiens avec ce personnage haut en couleurs, qui nous dépeint une Amérique des années 50, plongée jusqu’à l’os dans les tentacules de la mafia. Cette Amérique des années 50 et 60, toute-puissante mais menacée.

Il nous livre comment l’entrée dans la mafia se fait parfois de manière si insidieuse qu’on ne s’en rend même pas compte. Mais une fois le petit doigt dans l’engrenage, il est bien difficile d’en sortir. C’est à la fois le récit de cette mafia de la rue, entre petit business et arnaque à la petite semaine, et cette mafia qui s’insinue dans les hautes sphères du pouvoir. Vous y croiserez Hoover, les frères Kennedy, Sam Giancanna, et Franck Sinatra.

Si le fond est éminemment intéressant, la forme a été pour moi trop poussive : on est noyé sous les détails, les noms, les anecdotes, c’est assez dispersé et si on n’a pas déjà quelques notions sur cette histoire, on est vite perdu. C’est rare que cela m’arrive, mais j’avoue avoir abandonné ma lecture au bout de 170 pages. Je ne peux donc pas t’en dire beaucoup plus sur ce livre…

Pour information, ce livre a inspiré le dernier film de Martin Scorcese « The Irishman » sorti il y a peu sur Netflix. Je vais me laisser tenter par la version cinématographique, en espérant être moins perdue que par le livre.  

2 commentaires sur “« J’ai tué Jimmy Hoffa » de Charles Brandt aux éditions du Masque

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