Roman

« Ceux qui voulaient voir la mer » de Clarisse Sabard aux éditions Charleston

Nous sommes avec Aurore, vieille dame de 80 ans qui tous les jours s’assoit face à la mer pour retrouver son amour de jeunesse, qui lui a promis de venir la chercher. Il est parti pour New-York après la guerre et lui a juré de revenir. Elle  croise la route de Lilou, jeune mère célibataire, récemment installée à Nice, fuyant un passé douloureux. Émue par l’histoire de la vieille dame, Lilou entreprend d’écrire son histoire et de partir à la recherche de cet amour perdu.
J’ai lu ce roman avec une impression en 3 temps. Dans la première partie, j’ai été bouleversée par l’histoire d’Aurore qui débute dans le Nice en pleine guerre. Une histoire déchirante qui m’a profondément émue. Puis, j’ai particulièrement aimé les descriptions de ce Nice après-guerre. L’histoire de la ville m’était inconnue et on découvre là certains faits intéressants.
L’auteure alterne les chapitres passé et présent avec finesse même si mon intérêt est allé très clairement à la partie qui se déroule dans le passé.
J’ai aussi été particulièrement touchée par la relation qui unit Lilou à cette vieille dame. J’ai, dans mon métier, la chance de nouer ce type de liens avec des personnes pour raconter leur histoire, et Clarisse a su parfaitement décrire les émotions qui traversent ceux chargés de déposer ces récits par écrit et d’éclairer, parfois, les zones d’ombre de la mémoire.
J’avoue, j’ai décroché la seconde partie, pensant que l’auteure nous emmenait vers une de ces histoires cousues de fil blanc.
Mais, mais, mais, Clarisse Sabard sait ménager ses effets ! La toute dernière  partie du livre m’a cueillie par surprise et le dénouement m’aura même arrachée quelques larmes ! Vous le savez, en littérature la romance et moi, ça fait 2. Dans ce roman, il en est fortement question, pourtant, il se dégage entre les lignes ce petit quelque chose de touchant et de lumineux. Cette petite touche en plus. Un roman plein de lumière et d’espoir, qui n’occulte pourtant pas les drames de l’existence. Cette lecture m’aura fait du bien, entre deux livres beaucoup plus lourds. Ce fût comme une petite bulle de champagne : plein de douceur et de légèreté.

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