Roman

« Émergence » d’Eric Tourville aux éditions Slatkine et Compagnie

Michel Depraz est un chercheur français qui travaille dans le secteur public, pour un salaire de misère et une reconnaissance toute aussi mince. Il est alors débauché par une jeune startup spécialisée dans l’intelligence artificielle : Turing Technologies. Il participe à l’élaboration d’une machine quantique. Il met alors au monde InGa, une IA si puissante, qu’elle commence à faire peur à ses créateurs. La machine peut elle supplanter les humains ?


Ce roman me faisait peur par son côté très scientifique. Si je ne suis pas certaine d’avoir tout saisi des aspects technologiques, ce roman m’a toutefois semblé assez accessible. 
L’auteur nous dépeint les dérives possibles de la science et nous montre les écueils que nous avons à éviter avec l’émergence de l’intelligence artificielle. De ce point de vue, j’ai trouvé ce roman intéressant, malgré certains passages aux accents trop prononcés de cours de science. 


Mais je ressors de cette lecture l’esprit nauséeux pour une autre raison. Pour asseoir son intrigue, l’auteur nous dépeint une France actuelle (non anticipée) dans laquelle je ne me reconnais pas. Violences quotidiennes, Paris qui n’est plus que l’ombre de lui-même, envahi par la violence et les tentes de migrants sur les trottoirs, il met en avant le spectre de la fin de la civilisation occidentale telle que nous la connaissons. Certaines tournures de phrases m’ont semblé profondément maladroites. Il y a un côté un peu :  » la France, c’était mieux avant ». 
Certes, je ne crois pas que ces pensées soient attribuables à l’auteur, et j’ai bien conscience qu’il devait asseoir son intrigue dans une certaine atmosphère pour que ça fonctionne. Mais je ne peux qu’être honnête, et dire que la lecture de ce roman, sur cet aspect précis, m’a donné un drôle de sentiment. Un truc de l’ordre du ressenti, et sur lequel tu ne parviens pas à mettre le doigt, mais qui met profondément mal à l’aise.

Un roman qui aura été pour moi décevant dans l’ensemble, tant je suis restée sur ce sentiment désagréable. De plus, je n’ai pas eu d’attachement aux personnages, et certains passages m’ont donné le sentiment d’assister à un cours de science, plus qu’à la lecture d’un roman. 
Dommage ! Moi que j’avais adoré Chimaeris du même auteur, je vous encourage à le lire d’ailleurs !
Merci aux éditions Slatkine pour cette lecture !

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