Thriller et suspense

« Carnets Noirs » de Stephen King aux éditions Le Livre de Poche

« En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’était compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.  »

Après Mr. Mercedes, Carnets Noirs.

J’ai été beaucoup plus emportée par ce second tome, que par Mr Mercedes. Les personnages me parlent plus, je trouve le rythme plus incisif, le suspense plus présent, et je tremble pour le petit Peter… Je trouve que le King n’a pas son pareil pour décrire les sentiments des enfants.

Mais Carnets Noirs aura-t-il su me réconcilier totalement avec le King ?

Non pas que je sois fâché, mais chacun de ses romans me laisse quelque peu à distance, alors qu’il enthousiasme les foules.

Carnets Noirs a été pour moi une lecture nettement plus agréable que celle de Mr. Mercedes. Je suis entrée totalement en empathie avec le jeune Peter et j’ai suivi avec effroi ses aventures.

J’ai également apprécié le fait que ce roman ait pour thème de fond le rapport du lecteur avec un roman, mais aussi avec son auteur. La littérature est bien présente et on devine toute la réflexion de l’auteur sur ce rapport ambigu que le lecteur peut entretenir avec l’œuvre de son auteur fétiche.

J’ai également trouvé le suspense nettement plus entraînant et effroyable que dans le premier tome.

Mais.

Oui, mais.

Il y a toujours cette distance que je ne m’explique pas. Certes, elle s’est raccourcie avec ce tome-ci, mais je reste toujours un peu en marge et ne parviens pas à me laisser totalement embarquer.

Je reste au bord, avec quelques réticences. Ça m’agace d’autant plus, qu’objectivement, je n’y vois aucune raison !

En réalité, je crois que j’adore les principes de base de ses histoires toujours passionnantes et géniales. Il a une imagination de dingue pour inventer autant d’histoires folles. Les résumés m’emballent systématiquement. Mais dès que j’embarque dans ses romans, certaines lenteurs dans les descriptions m’éloignent tout doucement et me poussent à me mettre en marge.

Et dans Carnets Noirs plus précisément, j’ai regretté quelques « facilités » dont il est difficile de parler ici sans spoiler. Mais je me dis que même, ça me semble un poil tiré par les cheveux que les parents ne se soient pas posés de questions avant, et que ce soit la petite sœur la plus perspicace… C’est un détail, certes. Mais cette légère invraisemblance m’a éloignée du propos. Et pour ceux qui l’ont lu, qu’en avez-vous pensé ?

J’ai encore « Simetierre » dans ma pile à lire. Je le lirai dans quelques semaines. Mais si après celui-là, le King ne parvient pas me faire embarquer, je crois que je baisserai les bras. Apres tout, tout le monde ne peut pas être séduit, non ?

2 commentaires sur “« Carnets Noirs » de Stephen King aux éditions Le Livre de Poche

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s