Coups de cœur·Thriller et suspense

« Merde à Vauban » de Sébastien Lepetit aux éditions Flamant Noir

Instant confession

Je n’ai développé une addiction au sport, que pour contrer une addiction au Comté, à la cancoillotte, au Mont D’or, aux roestis et au vin jaune ou au Savagnin.

A ma décharge, cette addiction est inscrite dans les gènes de tout franc-comtois. Rien ne sert de lutter.

Et là, je suis tombée sur un polar qui allie mon amour pour les livres et qui, en prime fleure bon cette Franche Comté que j’aime. Un polar 100% comtois, où il est question de vin jaune, de Savagnin et de Comté. Et de meurtre aussi. Le bonheur absolu pour la bisontine que je suis.

Nous suivons ici le commissaire Morteau vieux briscard de la police, légèrement porté sur la bouteille et le jeune Monceau, jeune flic parisien idéaliste qui se voit muté à Besançon. Le bout du monde pour ce Parisien ! A peine arrivé, le voilà associé à Morteau pour découvrir la vérité sur la mort d’un adjoint à la culture, passionné de Vauban.

Ce roman s’inscrit dans ma volonté de lire davantage d’auteurs locaux.

J’ai lu une petite moitié et je nage en plein bonheur. Des personnages hauts en couleur, un humour marqué, une intrigue qui se met en place très intelligemment, des personnages en clin d’œil aux villages peuplant la jolie franche-comté. Et non, je ne suis pas chauvine…

Cet avis est 100% objectif. Quel bonheur de déambuler ainsi dans les rues d’une ville que je connais si bien, mais dont je découvre l’Histoire si riche, à travers la plume de Sébastien Lepetit. Un polar plein d’humour, bien construit et teinté de l’Histoire de cette si belle Besançon et sa Citadelle. Je découvre finalement que je connais bien peu, une ville que je pensais si bien connaitre.

Seul bémol, le roman connait une perte de vitesse dans le troisième quart et une redondance de l’action sans événement notable, ce qui nous laisse une impression d’essoufflement. On notera aussi le duel de flics aux traits qui peuvent sembler plutôt vus et revus dans le polar. Dans certains polars, ce duel un peu caricatural me ferait lever les yeux au ciel, pourtant, ici ça marche avec moi. Va savoir. Le lecteur a ses raisons que sa raison ignore.

Ami Franc-Comtois je t’invite à lire ce roman, accompagné d’un morceau de Comté et d’un verre de Savagnin, bien sûr. Du bonheur, comme seule la Franche-Comté sait en produire !

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