Coups de cœur·Roman

« Le Fils » de Philippe Meyer aux éditions Le Livre de Poche


« Eli McCullough, le Colonel, marqué à vie par trois années de séquestration chez les Comanches, prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire. Peter, son fils, révolté par l’ambition dévastatrice du père, ce tyran autoritaire et cynique, profite de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleverse son destin et celui des siens.
Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, ambitieuse et sans scrupules, se retrouve à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre de son arrière-grand-père.
De 1850 à nos jours, une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire à travers les voix de trois générations d’une famille texane. »

Voilà des semaines que ce roman attend patiemment sa chronique. Je l’ai tellement aimé, que je ne me sens absolument pas à la hauteur pour vous donner suffisamment envie de le lire. Et pourtant, quel dommage de passer à coté. Je tente la technique de la culpabilisation, on ne sait jamais, sur un malentendu…

Ce roman est l’épopée grandiose d’une famille texane sur trois générations. On suit l’ascension (ou la descente aux enfers) de ce clan texan qui se bat pour asseoir son autorité et dominer un territoire. Mais au-delà de ça, c’est aussi l’histoire d’une famille, d’hommes et de femmes tiraillés entre leur besoin de protéger les leurs, et celui de continuer à asseoir leur pouvoir, faute de quoi, ils seront piétinés par ceux qui attendent en embuscade le moindre faux pas. 

Il y a tellement de choses dans ce roman que je ne sais pas par où commencer : c’est à la fois un roman historique, familial, un western, une analyse sociologique, des histoires d’amour et de violence, le rêve américain et la conquête de l’ouest. Un des plus grands romans historiques qu’il m’ait été donné de lire.

Plus de 675 pages qui se dévorent toutes seules, tant l’auteur a su parfaitement insuffler la parfaite alternance entre rythme, émotions et suspense.

Un mélange de violence absolue, côtoyant la page suivante la douceur, l’espoir et l’Humanité.

Je suis entrée totalement en immersion dans ce roman, me surprenant à entendre les cris et les chants indiens, à avoir les yeux qui piquent à force de sentir la poussière du désert, et la chaleur terrassante du soleil, à avoir la sensation que mes cheveux volaient au vent pendant que je chevauchais ces terres arides sur un cheval lancé en plein galop. (Ce qui est assez drôle quand on me connait, puisque je tombe dans les pommes dès qu’on dépasse les 25 degrés Celsius, et que je peux mourir d’un arrêt cardiaque si le cheval dépassait le stade du petit trot… )

Un roman qui m’a emportée dans son tourbillon, qui m’a littéralement projetée dans l’Histoire américaine.

Une histoire d’indiens et de cow-boys et je mets au défi quiconque capable de choisir un camp ! Tout est subtil, nuancé. En un mot magistral.

4 commentaires sur “« Le Fils » de Philippe Meyer aux éditions Le Livre de Poche

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